Après deux ans de travaux, une ferme manoir du XVIe siècle, ancienne résidence du corsaire Robert Surcouf, a retrouvé tout son éclat.
Dès les premiers beaux jours, comment commencer la journée de plus jolie façon qu’en prenant le petit déjeuner au soleil, son jardin fleuri en toile de fond? Ce petit moment de bonheur partagé avec la nature, Martine et Jean-Jacques Villette, ne le rateraient pour rien au monde... Le labrador s’élance sur la pelouse couverte de rosée, aussitôt le chat suit à petit pas. Ils ont faim et attendent leurs maîtres.
Mais d’abord, la maîtresse des lieux admire ses hortensias et ses glycines en fleurs qui envahissent les murs de la maison, observe un bouton de rose ici, coupe les têtes d’un plant fané, là ... Bienvenu dans le jardin du « Mesnil des bois », un élégant manoir du XVIe siècle, situé en pleine campagne dans la région de Dinan, à l’orée d’une belle forêt domaniale, plantée de hêtres, de châtaigniers et de chênes. Une bâtisse à l’histoire hors du commun, qui fut le lieu de résidence d’Auguste Joseph Baude de la Vieuville, comte d’Empire et celui du grand corsaire Robert Surcouf (1773-1827) et de ses descendants, propriétaires de la maison jusqu’à ces dernières années.
Le valeureux Surcouf était d’un tempérament doux. Amoureux d’une jeune fille riche et lui-même sans le sou, il partit parcourir les mers de l’Europe et de l’Inde, harcelant les Anglais… De retour, fortune faite, il épousa l’élue de son coeur. Nul doute qu’il se serait plu avec elle dans ce qu’est devenu le manoir ! Pourtant, il y douze ans, rien ne laissait présager tel dénouement… Laissons Martine nous le raconter : « Lorsqu’on a vu la maison en vente, je me suis extasiée devant l’ensemble de ces bâtisses et ce jardin complètement délabré. Les amis qui m’accompagnaient se sont exclamés : ‘‘Elle est folle’’ ! »
Huit jours plus tard, le manoir était acheté et, aujourd’hui, ses amis adorent venir y passer quelques jours ! De son métier d’architecte et de sa passion pour le patrimoine régional, Jean-Jacques, son compagnon, a su tirer brillamment partie dès les prémices de sa restauration. Il s’est plongé dans les livres et les archives, a étudié minutieusement la structure de la bâtisse, tenu a respecter et conserver tout ce qui était possible en apportant à l’ensemble des pièces un aspect plus fonctionnel.
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